Nouvelle Vague – Horizon

Après la lumière, l’horizon.
La première édition de Nouvelle Vague avait ouvert les fenêtres : Nathalie Esnée, directrice artistique, y transformait les chambres de l’hôtel Canopy Cannes by Hilton en galeries éphémères, chambres d’art, alcôves habitées par la création. Pour cette seconde édition, nous prolongeons le geste, le regard, le souffle.

"Horizon" : un mot simple, mais qui contient l’infini. D’abord, en grec ancien, il voulait dire borner. Tracer une ligne, séparer le monde du ciel. Puis, avec les siècles, l’homme s’est mis à marcher, à naviguer, à rêver — et le mot s’est ouvert. L’horizon est devenu promesse : celle d’un ailleurs, d’un futur, d’un possible.

C’est cette tension entre limite et ouverture que Nouvelle Vague explore. Chaque chambre devient un point de fuite, un lieu d’équilibre fragile entre l’intime et le vaste. Les œuvres s’y déploient comme des respirations silencieuses, portées par la lumière, les reflets, les panoramas qui entourent le lieu.

Ici, l’art ne s’expose pas : il séjourne. Il dialogue avec les murs, les lits défaits, les fenêtres ouvertes sur la mer. Il s’installe là où l’on vit, là où l’on rêve.
Et peut-être que, dans ce jeu subtil entre le dedans et le dehors, se trouve notre plus bel horizon.

Vivons sans horizon.